C'est l'erreur la plus répandue, et la plus coûteuse. Si vos serviettes glissent sur la peau au lieu de sécher, l'adoucissant en est presque toujours la cause.
Ce qui se passe dans la machine
Un adoucissant fonctionne en déposant un film gras sur les fibres. Ce film lisse le textile et le rend agréable au toucher — excellent sur un pull, désastreux sur une éponge.
Une serviette absorbe parce que ses boucles de coton captent l'eau par capillarité. Recouvertes d'un corps gras, ces boucles ne captent plus rien. L'eau glisse au lieu d'être bue.
Le pire est que l'effet s'accumule. Chaque lavage ajoute une couche, et le phénomène devient perceptible après cinq ou six passages.
Rattraper des serviettes déjà traitées
Ce n'est pas irréversible. Lancez un cycle à 40 °C sans lessive, avec un demi-verre de vinaigre blanc dans le bac à adoucissant. L'acidité dissout le dépôt. Répétez une seconde fois si l'absorption reste faible.
Aucune odeur ne subsiste après séchage, contrairement à ce qu'on craint souvent.
Assouplir sans boucher
Le vinaigre blanc, à raison d'une demi-dose, assouplit tout aussi bien qu'un adoucissant du commerce. Il ravive aussi les couleurs et détartre la machine au passage.
Deux autres réflexes aident : ne surchargez pas le tambour, car le linge tassé se rince mal ; et secouez vigoureusement chaque serviette à la sortie, ce qui redéploie les boucles avant séchage.
Et la serviette neuve qui n'absorbe pas ?
Celle-là n'a rien à voir avec l'adoucissant. C'est un apprêt appliqué en fabrication pour donner du tombé et protéger le tissu pendant le transport. Il part au premier ou au deuxième lavage. Patience, donc, et surtout pas de produit supplémentaire pour « réparer » quelque chose qui n'est pas cassé.